L’innovation, c’est la recherche d’une création de valeur par des produits ou services encore inédits dans l’entreprise. Mais l’innovation, pour nous, ce n’est pas que cela : c’est aussi une démarche qui réinterroge l’existant. C’est un état d’esprit qui remet en question l’organisation établie ou les processus appliqués de façon automatique. Et c’est la porte ouverte à la réinvention, à l’amélioration continue des pratiques de gestion, de collaboration ou de management. Transformation Through Innovation.

Le premier bénéfice d’un projet d’innovation, c’est évidemment… l’innovation.

Des projets d’innovation, nous en menons tous les jours – avec à la clé des bénéfices tangibles. Nous créons des services nouveaux, fondés sur des Business Models en rupture pour des entreprises parfois très traditionnelles ; nous travaillons par exemple sur l’exploitation de données mises en commun par plusieurs acteurs d’un même écosystème. Nous aidons nos clients à tirer parti des nouvelles technologies ou des évolutions de leur environnement. Nous avons par exemple construit avec Bureau Veritas une nouvelle offre sur la certification de la gouvernance autour des données personnelles, sujet de haute actualité pour toutes les entreprises de France en 2018. Nous accompagnons aussi nos clients dans la mise en place de structures nouvelles, de Labs par exemple – ou dans leurs démarches d’Open Innovation.

A l’issue de ces projets, la valeur ajoutée créée est évidente : des revenus associés à de nouvelles offres, un positionnement plus fort sur le marché, des capacités nouvelles en interne. C’est bien là qu’on nous attend : aider à créer de la valeur par l’innovation.

Mais la beauté des projets d’innovation, pour peu qu’ils soient menés comme dans les règles de l’art, c’est qu’ils sont profondément transformants pour l’entreprise. Alliant vision d’un but et flexibilité, autorisant la fluctuation et l’apprentissage, intégrant des outils et technologies nouvelles, favorisant une approche participative du management, les projets d’innovation que nous construisons et animons pour nos clients leur apportent des bénéfices bien au-delà de la valeur initialement attendue.

 

Le deuxième bénéfice d’un projet d’innovation, c’est le décloisonnement.

Tout projet d’innovation est une formidable opportunité pour transformer l’entreprise. Car c’est à l’occasion de projets d’innovation que de nouveaux fonctionnements, de nouveaux outils, de nouvelles relations peuvent être expérimentés. Le fonctionnement opérationnel quotidien requiert certainement de chacun une concentration sur sa tâche, et souvent peu d’interactions avec le reste des équipes. Au contraire, la recherche de pistes de création de valeur ou d’efficacité en interne, si elles représentent une vraie nouveauté, va bousculer les processus établis et les frontières entre les domaines.

S’il ne s’agit plus simplement de lancer des produits dans le cadre des gammes existantes, s’il s’agit d’apporter une valeur nouvelle à ses clients, dans la distribution par exemple en mettant en place un service de commandes spéciales ou bien de click-and-collect, on voit immédiatement que de nombreux acteurs sont requis : marketing, logistique, ventes, SI, service client, contrôle de gestion, etc. De même, la mise sur le marché d’un produit radicalement nouveau sur le plan technique va convoquer des compétences multiples dans de nombreuses industries : R&D bien sûr, mais aussi juridique/réglementaire bien souvent, production, marketing et ventes afin d’anticiper le lancement, etc. Face à la nécessité de créer du nouveau, tous les points de vue sont nécessaires, tous les impacts doivent être envisagés, toutes les expertises sont bienvenues.

C’est même là le signe d’une innovation significative pour l’entreprise : elle va obliger des interlocuteurs à entrer en contact pour trouver des solutions communes. Si une innovation peut se gérer à l’échelle d’un département de l’entreprise uniquement, on peut légitimement questionner son niveau d’ambition… Une « vraie » innovation va requérir un effort conjoint de créativité pour contourner des obstacles de rigidité des outils ou de contraintes budgétaires. Elle va surtout créer un objectif commun à des contributeurs qui travaillaient auparavant côte-à-côte, chacun poursuivant ses propres objectifs, sans toujours la conscience d’agir pour un but partagé.

 

Le troisième bénéfice, pour peu qu’on adopte une vision pragmatique de l’innovation, c’est l’agilité.

L’agilité n’est pas qu’un mot à la mode : c’est une nécessité dans un jeu économique changeant. Être agile, cela veut dire raccourcir les cycles de décision, savoir se repositionner rapidement, penser et exécuter en même temps. Autant de comportements qui sont contraires à la tendance naturelle des entreprises, qui se complexifient, s’alourdissent et se bureaucratisent à mesurent qu’elles grandissent. Et cette rigidification est légitime : l’impératif du passage à l’échelle en garantissant la fiabilité des processus suppose de les figer, avant de les déployer. Les modifier, même pour les améliorer, devient ensuite évidemment difficile, et l’objectif est précisément de ne pas remettre en question ce qui a été pensé pour être robuste.

L’innovation valorise les fonctionnements exactement opposés : elle repose sur une capacité à penser en dehors du cadre, à tester rapidement et à adapter sa position en permanence. L’innovation est une bonne école pour apprendre l’agilité, et elle est une discipline salutaire pour des entreprises qui ne veulent pas se transformer en monolithes.

Savoir lancer de « vrais » projets d’innovation (c’est-à-dire des projets dont on ne peut anticiper ni les résultats, ni même le succès) est un indicateur de la santé d’une entreprise encore capable d’évoluer. Au contraire, vouloir encadrer et codifier à outrance les activités d’innovation elles-mêmes doit alerter comme un signe d’enkystement du système tout entier. Le « management de l’innovation » est un outil à double tranchant. Il peut donner une efficacité, et même une légitimité à des activités d’innovation qui auraient sinon du mal à émerger et être suffisamment considérées (parfois jugées peu rigoureuses). Mais il peut aussi étouffer la spontanéité native de l’innovation, et finalement aboutir à des processus peu productifs qui viendront tout juste s’ajouter aux autres processus existants.

 

Alors, Transformation Through Innovation ? L’innovation devient-elle un alibi de la conduite du changement ?

Cela ne veut pas dire que l’innovation doit devenir un prétexte, qu’on utiliserait dans le seul but de rendre l’organisation plus flexible. C’est même un piège auquel de nombreux dirigeants devraient résister – eux qui conçoivent parfois certains programmes d’innovation comme des opérations de communication interne ou externe pour satisfaire l’opinion, l’actionnaire, ou le corps social. Un programme d’innovation sans substance, d’où ne sortent que de maigres résultats, est davantage destructeur de valeur (et d’engagement des salariés) que pas d’innovation du tout.

Mais cela veut dire que, à partir d’une démarche d’innovation lancée pour des raisons strictement business, pour préserver une avance stratégique par exemple, on peut construire une dynamique plus large qui, elle, est transformante pour toute la structure. Nous sommes de fervents défenseurs de l’innovation collective, celle qui engage des équipes élargies dans une construction collaborative de solutions nouvelles. Celle qui en même temps décloisonne, ouvre les esprits, redonne le goût du terrain et de l’expérimentation. Celle qui permet aux vrais créatifs de se révéler à l’occasion de projets concrets. Celle qui fait émerger les intrapreneurs, là où on ne voyait auparavant que des managers.

Transformation Through Innovation – la Transformation par l’Innovation. L’innovation est une opportunité à de multiples égards pour une entreprise. Saisissez-la.

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