C’est le débat de l’année autour de l’Intelligence Artificielle et de l’emploi. C’est le sujet « épouvantail » par excellence : il fait redouter l’avènement de l’Intelligence Artificielle dans les entreprises, tout en soulignant son potentiel extraordinaire pour créer davantage de croissance et de performance.

L’intelligence artificielle et son impact probable sur l’emploi

Pour certains, l’Intelligence Artificielle et l’automatisation (qui en est indissociable) conduiront à une destruction massive des emplois. On cite pêle-mêle les chauffeurs de taxi, les conducteurs de poids lourds, les comptables, les employés des fast food, les opérateurs en centres logistiques, les agents administratifs, etc. Les chiffres qui circulent sont les plus divers : de 24% à 38% des emplois aux Etats-Unis (35% pour l’Allemagne) seraient « à risque » dans les prochaines années – avec 75 à 375 millions de salariés mondialement conduits à chercher un nouvel emploi. Pour d’autres, il s’agit moins d’une destruction que d’une recomposition du travail : du temps libéré sera réinvesti sur les tâches liées à l’interaction humaine, à l’analyse, à la créativité, au management. Sans parler d’une création d’emplois liée à l’Intelligence Artificielle elle-même : de nouveaux métiers font déjà leur apparition. Ceci impacte évidemment différemment les travailleurs peu qualifiés et ceux qui auront les capacités à exercer ces activités préservées (accessibles essentiellement aux plus hauts niveaux d’éducation). D’où un enjeu massif d’adaptation des formations et des compétences à l’échelle d’économies entières.

Mais ce qui est sûr, c’est que tous les professionnels devront s’adapter dans leur façon d’exercer leur emploi. En 2022, dans les fonctions reposant sur de l’analyse et de la prise de décision, un professionnel sur cinq utilisera des outils d’IA. Auditeur interne en entreprise, médecin à l’hôpital, gestionnaire de stock en entrepôt, responsable marketing… Tous seront « augmentés » dans leurs tâches par ces outils nouveaux. Et en retour tous contribueront à leur amélioration. A condition d’avoir été formés et d’en saisir les enjeux.

Aussi les entreprises prennent au sérieux cette nécessaire montée en compétences sur l’Intelligence Artificielle pour l’ensemble de leurs salariés qualifiés. 71% disent avoir entamé un effort de formation spécifique. Pour identifier quel niveau de réponse peut être traité par un chatbot en service client, son responsable sera le mieux placé pour cibler les cas d’usage. De même, pour identifier, recueillir et « nettoyer » les données sur un périmètre Marketing, ce sont les responsables qui seront les plus à même de collaborer avec des spécialistes de l’IA afin de construire des solutions ad hoc.

 

60% des métiers actuels comportement au moins 30% de tâches qui pourraient être automatisées selon le McKinsey Institute

Se saisir de l’Intelligence Artificielle, toutes les entreprises le feront. Celles qui réussiront auront embarqué dans la démarche tous leurs experts métiers et souligné la complémentarité entre Intelligence Artificielle et intelligence humaine.

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