Franchement impressionnant. Le Palais des sports de Bercy entièrement investi, habité, par l’innovation. BPIfrance y a organisé pendant 2 jours (25-26 mai) son événement BPIfrance Inno Generation (BIG). Et c’était franchement… « big ». Des dizaines de conférences, souvent thématiques ; des stands en provenance de toutes les régions ; des scènes aux proportions gigantesques permettant à des startuppers, artistes, dirigeants de grandes entreprises, key note speakers, de s’exprimer, en continu, pendant des heures. Que s’est-il donc passé pour qu’aujourd’hui, nous en soyons là ?

  • D’abord, une belle prise de conscience. A tous les niveaux : politiques, système éducatif, relais territoriaux, grandes institutions. L’histoire même de BPIfrance est là pour rappeler cette évolution – des missions reprises de l’époque OSEO (essentiellement financement de l’innovation, entre autres) au positionnement actuel, plus large, avec un rôle pivot de fédération de l’écosystème.
  • Ensuite, pas mal de moyens. Un branding hyper-puissant, des dirigeants qui donnent de leur personne, l’articulation d’un écosystème, des initiatives marquantes pour ouvrir le périmètre de l’innovation au-delà de sa compréhension initiale (très liée à la technologie). Et le résultat est là. Il ne s’agit pas là tant des moyens financiers pour soutenir l’innovation. Oseo en avait en son temps. Il s’agit plutôt de marges de manœuvre et d’investissements dans des outils opérationnels bien ciblés : programmes de soutien, événements, réseaux.
  • Un travail dans le temps. Ce qui est frappant, ce sont des générations différentes qui co-existent dans le paysage de l’innovation. Startups bien sûr, encore en incubateurs ou déjà autonomes, dirigées par de jeunes talents de la nouvelle économie. Dirigeants emblématiques des belles réussites des 20 dernières années – qui officient souvent comme parrains de l’écosystème tout entier. Entreprises déjà anciennes, ou groupes familiaux dont les dirigeants ont saisi les enjeux du tournant digital et du renouvellement de l’offre : ce sont sans doute les derniers venus à l’innovation ; mais ils sont maintenant bien présents, avides d’exemple pour innover tout en préservant le passé. Dans la voie tracée par les figures tutélaires (les Niel, Grangeon, et consorts) se sont engouffrés de plus jeunes – capables aujourd’hui de témoigner devant des entreprises bien plus traditionnelles pour les aider à se transformer. La boucle est bouclée.